Demandez le programme

FESTIVAL DE CANNES :

Programme pour tous les badgés "Cannes Cinéphile"-bande argenté. C’est en gros le badge qui vous situe tout tout tout en bas de la hiérarchie sociale du festival. On a quand même droit à assister à quelques films, mais pour être au courant des séances et des lieux, il faut encore obtenir le fameux programme à 4 euros.

Sinon, pour accéder aux séances du soir après 22h, il faut se préparer à faire la queue dès 16h au stand Cinéphile à deux pas de l’Hôtel de Ville pour obtenir des invitations.

Films Sélection Officielle - Un certain Regard - La Quinzaine des réalisateurs - Semaine de la Critique

Rien pour le jeudi 17 mai.

Vendredi 18 mai :

Salle Le Raimu   14h The we and the I (QR)  /  17h  Broken (SC)

Théâtre de la Licorne   14h  Los Salvajes (SC)  / 19h  Moonrise Kingdom (SO) /  21h  De rouille et d’os (SO)

Studio 13   19h30  The we and the I (QR)

Autre plans : -soirées jusqu’au 27 dans la villa des Inrocks à la médiathèque de Cannes, places à obtenir tout les matins pour le soir dès 9h à l’espace festival de l’Hôtel de Ville (y être pour 8h-8h30, les 4000 places distribuées partent beauuucoup plus vite qu’on pourrait ne le penser.)

-assister au Grand Journal : avec le système de pré-inscription, presque toutes les places sont complètes pour le public assis. Sinon, pour le public de l’extérieur, et avoir une chance de pouvoir poser ses mains sur la barrière, arrivez au moins avant 17h (l’émission commence à 19h10).

-montée des marches : commence vers 19h. Y’aura toujours des imperturbables qui passent leur journée sur leur escabeau pour avoir les meilleurs places au moment venu, mais si vous avez une vie, vous pouvez vous permettre de venir vers 18h.

to be continued.

(Reblogged from moustachecuircuir)

Y-t-il une culture (musicale) du cannabis ?

                                                                                                                       E.S

Le tabou part en fumée. Le cannabis se revendique de plus en plus, et devient un enjeu de société important. Campagne présidentielle oblige, les candidats ont affirmé leurs positions. Quatre sont pour la légalisation totale ou partielle du cannabis (Eva Joly, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jean-Luc Mélenchon) ; trois ne se prononcent pas réellement (François Hollande, François Bayrou et Jacques Cheminade) ; et trois sont totalement contre (Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan).

Si le sujet  revient sur la table, il tourne aussi de plus en plus dans la musique. Chanter le cannabis est devenu banal, à tel point qu’on peut oublier qu’il existe une législation.

       1. Promotion du cannabis = gare à la condamnation !

En France, le simple fait de fumer un pétard est passible d’un an de prison. Mais ce n’est pas tout : un article du code de la santé publique prévoit aussi 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende pour quiconque présenterait « sous un jour favorable » ou ferait de « la provocation, même non suivie d’effet, à l’usage de stupéfiants ». Et si on provoque des mineurs de moins de 15 ans (oui, c’est précis), c’est un risque de dix ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

Pourtant, on peut compter par centaines les productions musicales qui font les yeux doux à marie-jeanne… sans que la justice ne se mette en pétard.

         2. L’inspiration artistique, ça se cultive ?

En France, « l’agriculture, c’est la base de la culture ». Maurice Béjard (ancien grand chorégraphe et danseur français) ne pensait pas si bien dire. A en croire la chanson française, le cannabis pousse comme du pissenlit sous les fenêtres.

Liste non-exhaustive des jardiniers en herbe : Billy Ze Kick - OCB ; Matmatah - L’Apologie ; Tryo- La main verte ; Kana- Plantation ;<Raggasonic - Legaliser la Ganja ; NTM - Passe le oinje ; Set et Match – O’High ; des plus classiques comme Gainsbourg et Renaud -Cannabis ; Hubert-Felix Thiefaine - La fille du coupeur de joints…

La marijuana, une source d’inspiration, si on croit nombre de chanteurs. Pour Manu Chao, il suffit de « fumer un joint et la musique sort toute seule ». Georges Harrison en perçoit plutôt les effets « techniques », « la marijuana aide mieux à  vous concentrer sur la musique ». Bob Marley, légende du reggae mystique, qui révéla qu’il fumait de l’herbe depuis l’âge de neuf ans, car « quand tu fumes de l’herbe, elle te révèle à toi-même ». Est-ce réellement une surprise… même Faudel confie que lors de l’écriture de son tube Tellement je t’aime, il avait « fumé un gros pétard juste avant ».

Il n’y a donc pas que des « marginaux » qui prônent une législation plus douce sur le cannabis, mais bel et bien des artistes reconnus dans leur milieu et par le public.

        3. La justice, de plus en plus bienveillante ?

Durant les années 2000, une affaire de « présentation sous un jour favorable » a fait parler d’elle. Matmatah, le groupe de rock-folk celtique, a été condamné à 15 000 euros d’amende pour sa chanson L’Apologie. Les brestois jugeaient le comportement du gouvernement hypocrite sur la légalisation du cannabis, et chantaient qu’il serait « si simple de légaliser, deux petits joints par jour, c’est anti-dépresseur ». Le manager et l’éditeur graphique, ont été poursuivis pour complicité.

Pourtant, cette affaire reste marginale. Les publications musicales portant sur le cannabis sont aujourd’hui trop nombreuses, en France comme à l’étranger, à travers des artistes mondialement reconnus (Bob Marley, Snoop-Dog, Sean Paul, Kid Cudi…).

Trop de productions, trop compliquées à faire toutes contrôler ? D’autres arguments rentrent en ligne de compte : la liberté d’expression. La frontière entre promotion du cannabis et liberté d’exprimer ses convictions est très ténue, dans la mesure où la question du cannabis est devenue aujourd’hui un réel enjeu de société et de débat crédible.

La loi ne peut qu’être indulgente, d’autant plus que des études scientifiques récentes ont révélé que fumer occasionnellement du cannabis pouvait être bénéfique pour les poumons, selon un institut américain. Cette information a été reprise partout dans les médias français. Si on part du principe qu’il est condamnable de présenter sous un jour favorable l’usage du cannabis, serait-ce de leur part une promotion de l’usage du cannabis, étant donné que ses effets sont présentés dans l’étude comme bénéfiques ? Cette pénalisation va vers une indulgence de fait.

Comme l’alcool et les drogues en général, le cannabis fera éternellement partie de la culture musicale. Et donc de la culture de beaucoup de gens.

Pour conclure, la parole au rappeur stoned de love de la weed, Snoop Dog : "Go hard, stack ya cheese, roll a joint, pass the trees" (Smokin’ On).

Euh, non, je ne prends pas le risque de traduire, je suis déjà en découvert bancaire en ce moment.

Played 49 times

DSK au cinéma…

On l’attendait, la première adaptation filmographique de l’affaire DSK du Sofitel de New-York est disponible en DVD depuis le 1er janvier 2012… Interdite aux - de 18 ans. Cette affaire, qui aura fait couler beaucoup d’encre, est désormais gravée dans la postérité à travers un film pornographique. Et Dominique Strauss-Khan, sous les traits de David Sex King. Vendeur dans un sex-shop, Marco m’a éclairé sur les dessous de DXK, et sur les clés du succès de ces films pornographiques parodiques. Bon, à quand DXK 2 : les cochonnes du Carlton ?


On ne sait plus trop comment l’appeler… Troy Barnes, le nom de son personnage dans la série Community ? Donald Glover, son vrai patronyme ? Ici, ce sera Childish Gambino, son pseudo de rappeur. Le jeune Californien fait fureur sur la toile, et a réussi sa conversion d’acteur à chanteur, un exercice qui peut faire flop (exemples parmi d’autres : Gérard Darmon, Elie Semoun, Mélanie Laurent…). Il se fout des clichés du rap mainstream, c’est marrant et furieux. Laissez votre coeur faire boum sur le beat.

(Source: youtube.com)

Mini-Miss, qui sera la plus freaky ?

Bienvenue dans un monde merveilleux ! Où les petites filles se voient proposer dans les magasins des bikinis rembourrés, où des fillettes qui rentrent au CP posent lascivement dans les pages modes des magazines, où des gamines ont désormais des instituts de beauté rien que pour elles pour se faire épiler le maillot (si si, les biens-nommés Mini Kid Spa).

Ce monde, où les valeurs se barrent un peu en couille, on y vit. Si vous voulez vous le prendre en pleine gueule, rien de plus simple. Allumez NT1 tout les dimanches après-midi : l’émission Toodlers and Tiaras, en français Mini-miss, qui sera la plus belle ? cartonne aux States. Si votre innocence est encore intacte et si vos cornées sont délicates, elles risquent de ne pas s’en remettre.

                            

                               Un bon coup de kärcher et il n’y paraîtra plus.

Le concept de ce docu-réalité : suivre des gamines, dès 2 ans, qui participent à des concours de beauté, forcées soutenues par leur maman à concourir pour « être la plus belle ». How ? Maquillage à la pelleteuse + robe sexy + faux ongles, mais aussi bronzage artificiel + épilation + perruque + fausses dents… Les dépenses pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars. On peut légitimement s’interroger sur la pertinence d’un tel investissement, qui aurait sans doute été mieux placé ailleurs. Entrons dans le vif du sujet, et faisons la connaissance de Kimberley, 2 ans, qui en est à ses premiers balbutiements et qui porte encore des couches-culottes. Elle apprend donc à sourire au jury et à saluer le public. Au fur et à mesure qu’elle grandit, maman va la féminiser davantage, pour son plus grand bonheur.

                   Chantal Jouanno, mais où es-tu ?

                                             Chantal Jouanno, mais où es-tu ?

Ou pas. Parce que les répétitions, les séances de préparation, présentés par maman comme une partie de plaisir, prennent plutôt des airs de punition. Les sourires figés, les clins d’œil et les baisers envoyés au public sont réservés à la scène. Côté coulisse, c’est 90% de bâillements, de larmes et de lamentations. Les 10% restantes sont des divas qui se regardent le nombril, façonnées dans l’exaltation de maman sur leur image et leur beauté extérieure. Et maman martèle face caméra ô combien sa progéniture est ravie de participer. Ce n’est pas du TOUT initialement sa volonté de transformer sa fille en poupée.  Sans tomber dans la psychologie de bas étage, pour avoir le cran de mettre des faux seins à sa fille de 8 ans, ou pour l’habiller en Pretty Woman (voir vidéos en dessous), il faut avoir soi-même manqué de Barbie pendant son enfance.

http://www.youtube.com/watch?v=EPOmXUWp8s8&feature=player_embedded#

http://www.youtube.com/watch?v=QAxEt5YL8w4&feature=player_embedded#

J’ai déjà l’impression d’être vieux jeu. Première épilation à 6 ans, premier portable à 7, mini-jupe à 8 et experte du maquillage à 9. Est-ce qu’évoluer comme ça sera bientôt « normal » ? La période de l’enfance s’en trouve amputée d’une grande partie de sa saveur, son insouciance, son incompréhension logique des règles des adultes.  

Mais bon, cessons d’être rabat-joie. Cheer up, au moins, les gamines gagnent des prix. Couronne de Miss bien sûr, et pour les heureuses gagnantes, des grosses sommes d’argent (qui vont de 20 dollars jusqu’à plusieurs milliers de billets), qu’on encourage à exhiber devant les photographes.

"Wouhou j'vais pouvoir m'acheter plein de bonbecs"

                         « C’est quoi ce binz ?  J’voulais des bonbecs »

Magnifique leçon de vie donnée par de courageuses mamans, qui ont tout compris. La beauté n’est pas un plaisir, mais une obligation chromosomaire. L’éducation ? La culture ? L’indépendance ? L’ouverture au monde ? Non, dès son plus jeune âge, la femme est faite pour séduire, afin de satisfaire sa vénalité naturelle. Ma fille, sois belle, fais un grand sourire niais, roule des hanches, et ramasse le pognon. Il te servira à payer ton botox quand tu te feras un peu vieille. Vers tes quatorze ans.


Toujours envie de regarder cette émission ? http://www.nt1.tv/mini-miss/

Remontez vous le moral : Little Miss Sunshine http://www.youtube.com/watch?v=yXtLsFsB70c

Sarkozy bayonné

Rien ne vaut un bon bain de foule pour goûter sa popularité. Cette pittoresque tradition politicienne s’est cette fois ci retournée contre Nicolas Sarkozy le 1er mars. Chahuté, hué à coup de « Nicolas kampora » (= « Nicolas dégage » en basque) il a fini en urgence dans un bar, obligé d’attendre que les CRS dégagent la foule. Ça faisait un bon bout de temps qu’on avait pas vu un autre comité d’accueil que le classique « Sarkozy président », scandé par des plus de 60 ans cartés à l’UMP qui frisent l’infarctus sur son passage.

On peut condamner ou pas ce genre de comportement, mais le plus choquant se trouvait peut-être dans les médias, surtout les chaînes d’information continue « priorité au direct », qui raffolent de ce genre d’ « évènement ». Et ce ne fut pas un grand moment de journalisme.

Accusation immédiate de Sarkozy en direct du bar : cette foule qui lui est hostile ne peut être composée que de « voyous », bien sûr de « socialistes », et assez incroyablement de « membres de l’ETA ». Nous sommes au Pays Basque, alors ses opposants ne peuvent être que membres de l’organisation indépendantiste classée dans les mouvements terroristes. Dans la bouche du président, c’est juste une stratégie de défense en urgence pour ne pas avouer qu’il a été réellement hué par des gens pas forcément sympathisants du PS ou des terroristes. Mais pour ces journalistes, c’est un amalgame très moche, qui fait passer l’info choc que retiendra le téléspectateur avant la vérification de cette info.

On a beau dire qu’en ce moment, le débat politique atteint des tréfonds… faudrait pas non plus que des journalistes nous prennent pour des jambons.  

D.D - The Weekned

Une des reprises les plus électrisantes du titre mythique du roi de la pop. On redécouvre Dirty Diana sensuelle comme jamais grâce à The Weekned, qui n’est pas un groupe mais juste un jeune canadien au timbre velouté de 21 ans. Enivrants sans risquer la gueule de bois, Outside et XO_The Host sont deux autres petits bijoux à siroter sans modération sur son dernier album Echoes of Silence.

A télécharger gratuitement (avec la bénédiction d’Hadopi en prime) sur the-weekned.com.